Manifestations contre la réforme des retraites le 10/09/2013 à Chauny et St Quentin

   

Les salariés d'Hazemeyer, à Gauchy, sont en grève illimitée depuis trois jours (lire le Courrier picard du 30 avril). Ce jeudi, une dernière réunion pourrait mettre fin aux négociations avec la direction concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Si les salariés semblent résignés à voir partir certains d'entre eux, ils insistent pour renégocier les conditions. Lundi et mardi, la quasi-totalité des salariés s'est mobilisée en tenant un piquet de grève à l'entrée de l'usine. Feux de pneus et klaxons étaient là pour rappeler à la direction qu'ils ne « lâcheront rien ».

Bruno Forzy, délégué FO chez Hazemeyer, regrette « un plan social a minima et des conditions de négociations insatisfaisantes ».

Les discussions butent notamment sur la prime supra légale de licenciement qui pourrait être versée aux salariés menacés.

Sur ce point, la direction indique dans un communiqué « être arrivée au maximum de ce que l'entreprise peut faire pour accompagner le PSE ». Les salariés, eux, considèrent que l'entreprise s'en tient « au minimum, vu les bénéfices du groupe ».Au cours des dernières semaines, deux réunions du comité d'établissement suivies par deux réunions de négociations ont déjà eu lieu. L'expert, venu aider les salariés, a estimé dans un rapport que « les conditions proposées jusqu'ici sont équivalentes à celle d'une entreprise en dépôt de bilan et donc très insuffisantes. »

Selon la direction, de nombreux points de discorde auraient déjà été résolus : le nombre de suppressions de postes est ramené de seize à douze. Compte tenu des sept départs volontaires, il resterait cinq « licenciements secs ».

Le plan de sauvegarde pourrait être validé en l'état, ce jeudi 2 mai, lors de la dernière réunion du comité d'établissement.

 

AISNE NOUVELLE 26 JANVIER 2013

Aisne Nouvelle 26 janvier 2013

Le Courrier Picard - Jeudi 17 Janvier 2013

SAINT-QUENTIN (02) Le conseil des prud'hommes fait sa rentrée

En 2012, 302 affaires nouvelles ont été inscrites au conseil des prud'hommes,
soit une baisse de 35 % par rapport à 2011. Pas de quoi se réjouir pour autant.
La rupture conventionnelle de contrat est de plus en plus utilisée. Le conseil
compte 439 ruptures de ce type dans le bassin d'emploi Saint-Quentinois. Ces
chiffres ont été annoncés par le président sortant, Jean-François D'haussy. Il a
continué avec les 328 affaires terminées en 2012.

Pour le nouveau président, Serge Campoverde, les travailleurs doivent se
méfier des ruptures conventionnelles de contrat, même si, l'année passée il n'y
a eu aucun contentieux relatif à leur contestation. Mais 2013 marque aussi le
déménagement du conseil des prud'hommes, situé jusqu'alors au premier étage du tribunal de grande instance, à la Bourse du travail.

L'interview de Serge Campoverde en vidéo


Serge Campoverde par courrier-picard
AISNE NOUVELLE 27 OCTOBRE 2012

AISNE NOUVELLE Jeudi 11 octobre 2012

AISNE NOUVELLE 04 OCTOBRE 2012

Aisne Nouvelle 18/09/2012

Assemblée générale UL Chauny 14/09/2012

L'UNION

Article de presse concernant le camarade Bruno CREMONT,  dans le journal l'Union


  

AISNE. A Laon, tout le monde ou presque connaît Bruno Crémont. Paraplégique à la suite d'un accident, il se bat pour faciliter la vie des personnes handicapées. Les jeux de Londres l'ont ravi.

QUEL que soit le temps, il sort. La pluie et même la neige n'empêchent pas Bruno Crémont de s'offrir, chaque jour, sa balade dans Laon. En fauteuil roulant, à la force de ses bras, ce jeune quinquagénaire n'hésite pas à monter la rue, qui mène au pas de tir du club de tir à l'arc. Les averses de septembre ne l'arrêtent pas. « Si l'on se freine pour ce type de « soucis », surtout quand on est handicapé, ce n'est pas la bonne solution. »
Paraplégique à la suite d'un accident de la route, Bruno a été ravi de la couverture des Jeux paralympiques de Londres. « Quelque chose a changé, glisse avec un sourire Bruno, vis-à-vis de la perception des handicapés. Par exemple, en début de semaine, j'ai des gens que je ne connaissais pas dans la rue, qui m'ont demandé si j'avais vu les JO, si j'y avais été. Tout simplement. Avant, ils n'auraient jamais osé me demander cela ! »
La pratique du sport en compétition handisport, Bruno y croit. « J'ai fait du basket handi à Chauny pendant de longues années. C'est essentiel pour ne pas se laisser briser par son handicap, surtout quand vous êtes paraplégiques ou tétraplégiques. Vous êtes alors diminués et si vous ne faites pas du sport, vous vous enfoncez. Surtout que vous allez dépenser moins de médicaments, et donc coûter moins à la Sécurité sociale ! », confie-t-il avec un sourire en coin.

Un autre regard

En plus du bien pour le corps, la pratique du sport dans un club ou une association va permettre de mieux s'insérer dans la société. « Le sport a toujours été un moyen de s'insérer. Quand vous êtes handicapé, c'est deux fois vrai ! Avec ce qui s'est déroulé à Londres, il faut que l'on en profite. Les jeux paralympiques ont donné au monde, un autre regard sur le handicap. Notamment pour le sport adapté, pour ceux qui ont un problème mental. Imaginez le changement, pour eux. On ne les regarde plus de la même façon. Et nous aussi, les handicapés physiques. »
Dans le Laonnois, Bruno a vu les choses changer. Il y a contribué en étant un acteur scrutateur impitoyable de l'accessibilité de la ville. « J'ai toujours mon appareil photo avec moi. Ce qui a été réalisé en ville est très bien. J'attends la fin des travaux de Brossolette pour voir le nouvel aménagement. J'ai hâte. »

Franchir la porte des clubs

La plupart des sites sportifs laonnois sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (une partie du stand de tir, allée du camping, ne l'est pas). Par contre, que les « handis » aillent facilement des clubs ou associations pour y pratiquer le sport, n'est pas encore chose simple. « Là, nous avons encore un pas à franchir. En premier du côté des handicapés, concède Bruno, car il n'est pas simple pour nous d'aller vers un club valide. Et ensuite, de la part du club. Peut-être n'est il pas en mesure d'accueillir ou ne sait-il pas le faire ? » Des solutions sont proposés (voir ci-dessous). Les clubs sont également tentés, comme l'indiquent plusieurs présidents ou entraîneurs.
« Dans les années soixante, nous étions inexistants dans la société, explique Bruno, aujourd'hui, les jeunes qui souffrent d'un handicap pensent à pratiquer le sport. C'est assez souvent du sport en loisir, pas en compétition, ni dans un club ou une association. C'est dommage. Là aussi, il faut que cela change. » Son exemple, sa volonté peuvent servir d'exemple.
Stéphane MASSÉ
smasse@journal-lunion.fr